L’importance du facteur humain dans la cession entreprise

Un étude menée par Aravis en 2005 montre que seule une entreprise sur trois intègre le facteur humain dans son projet de cession entreprise. Pourtant, il s’agit d’une dimension primordiale dans le cadre d’un rachat de société.

Qu’est-ce que l’on appelle le facteur humain dans le cadre d’un rachat de société ?

Lors d’une cession entreprise, le facteur humain se traduit par trois dimensions :

  • Le potentiel de l’entreprise en matière de ressources humaines, de compétences, de culture et de pratiques professionnelles, de dynamique sociale, de conditions de travail et d’emploi.
  • Le binôme cédant-repreneur  au moment de l’évaluation et de la transition.
  • La gestion du changement entre rupture et continuité.

La prise en compte du facteur humain favorise la transmission entreprise

Quelle que soit l’étape du processus de cession entreprise, le facteur humain facilite sa réussite :

  • Avant la reprise : dans l’évaluation entreprise, le « capital humain » est une notion à ne pas occulter. Le diagnostic humain doit établir la valeur des relations en place dans l’entreprise (celles des salariés, des experts-comptables présents, des clients, des fournisseurs et des autres intervenants dans l’environnement de la société). Puis, il doit faire mention des héritages négatifs (licenciements et prud’hommes, etc.). En prenant le temps de « capitaliser l’humain », vous identifierez les étapes nécessaires et réalistes du processus de cession entreprise, qui tiennent compte de la situation de l’entreprise et de celle de ses hommes.
  • En phase de reprise : le facteur humain permet de définir et contractualiser les rôles du cédant et du repreneur pendant la période de transition : organiser l’entrée du nouveau dirigeant, gérer l’encadrement, construire le projet avec les salariés, marquer le changement sans toutefois rompre avec le passé…
  • Après la reprise : la prise en compte du facteur humain permet de surmonter les résistances en mobilisant le personnel autour du nouveau projet d’entreprise, d’adapter les ressources humaines en fonction des nouveaux axes stratégiques et de savoir accepter le conseil pour gérer ce changement.

Gérer l’axe repreneur – cédant – salarié dans l’achat d’entreprise

Au-delà des acteurs extérieurs à l’entreprise (clients, fournisseurs, etc.), si la cession entreprise fonctionne et que la phase de transition se passe correctement, cela s’explique uniquement par la bonne relation des trois acteurs internes principaux :

  • Le repreneur : il doit consulter tous les documents disponibles sur l’entreprise et mener des entretiens formels avec les cadres et les salariés mais aussi des discussions avec les clients et les fournisseurs pour évaluer le climat social, le turn over, l’âge moyen, le rôle de chacun, l’ancienneté, etc. Il s’agit ensuite de croiser les informations obtenues pour définir un bilan social argumenté.
  • Le cédant : votre rôle est d’accompagner le changement pour qu’il puisse se passer dans les meilleures conditions. Tâchez de définir quel était votre rôle dans le fonctionnement de la société, votre poids, votre savoir-faire pour organiser la transmission entreprise. En évaluant le risque de votre départ et ses conséquences sur le chiffre d’affaires, vous pourrez mieux anticiper les événements.
  • Les salariés : Une bonne communication est primordiale avec les salariés pour que la continuité dans le changement de dirigeant, s’opère sans heurt. Des salariés rassurés travaillent mieux que dans un climat suspicieux, où chacun craint pour sa place et son avenir au sein de la société. Il s’agit de définir clairement et ensemble, les nouveaux objectifs et orientations, pour motiver et encourager le personnel.