Reprendre une entreprise : comment font-ils ?

Se former pour réussirReprendre une entreprise

Michel, ancien responsable maintenance dans l’industrie, a suivi une formation avant de reprendre une entreprise de menuiserie d’une dizaine de salariés : « Mes connaissances sur la comptabilité, la gestion, dataient… J’avais besoin de me mettre à jour et de prendre confiance en moi dans ces domaines !». Cette période lui a aussi permis de réfléchir à son projet, avec l’aide de réseaux d’entrepreneurs. Son expérience d’encadrement dans l’industrie était un atout pour appuyer son projet auprès des banques. Pour trouver la bonne entreprise à reprendre, Michel s’est tourné vers une agence, après plusieurs mauvaises surprises : « un vendeur s’est rétracté au dernier moment ! ». Le cabinet est passé par une approche directe pour lui trouver l’entreprise qui correspondait à ses critères.

 

Créer son emploi en reprenant une entreprise

Après un bac+5 et plus de dix ans comme salariée dans une agence de communication événementielle, Stéphanie s’est retrouvée sans emploi ; tentée par la création d’entreprise, elle a suivi plusieurs séances d’informations grâce au Pôle Emploi et à la CCI de son département qui l’ont orientée vers la reprise, moins risquée que la création. Pour dénicher une agence de communication à reprendre, Stéphanie n’a pas hésité à ouvrir sa recherche à tout le territoire français. Avec l’aide de sa sœur, avec qui elle s’est associée, d’un prêt d’honneur et de sa banque qui a eu confiance dans son dossier, elle a réussi à racheter une SARL de deux salariés dont le dirigeant partait à la retraite.

 

Sélectionner et approcher directement les vendeurs

Pascal, cadre dans l’informatique pendant plus de dix ans, a décidé de se lancer dans une reprise d’entreprise pour être son propre patron. Mais en région parisienne, l’offre était particulièrement importante… Aussi, il a confié sa recherche à un cabinet qui a effectué une première sélection parmi les nombreux projets présents sur le marché. Le cabinet s’est occupé de contacter directement les entreprises à reprendre pour lui dénicher la perle rare. «J’ai été un des premiers à contacter le vendeur ; ceci a sûrement contribué à la réussite de mon projet ! ». Pour boucler son budget de reprise, Pascal a fait appel à une association de business angels.

 

Reprendre une seconde carrière

Après avoir interrompu pendant dix ans sa carrière de commerciale pour élever ses trois enfants, Laurence cherchait à reprendre une activité mais sans succès… « Je vis dans un petit village, la ville la plus proche est à plus de trente km.» Le déclic ? Dans un canton voisin, l’épicerie était en vente et Laurence est séduite par l’idée de créer son emploi près de chez elle. Elle a réuni ses économies pour financer à plus de 50 % la reprise d’entreprise et sa banque l’a suivie pour le reste. Elle a fait appel à son réseau d’amis pour tout refaire dans la boutique. « Il y a eu un véritable élan autour de ce projet qui allait redynamiser la localité. Certains sont venus donner de leur temps personnel pour tout remettre à neuf ! » Aujourd’hui, l’épicerie du village a réouvert : « Beaucoup de retraités ne peuvent pas se déplacer. Je propose la livraison à domicile. J’ai aussi l’intention de prendre une licence de débit de boissons et d’aménager un coin café ! ».