Le cas d’une vente d’entreprise du père au fils

Les spécificités d’une transmission entreprise familiale

Les étapes classiques du processus de vente d’entreprise ne correspondent pas vraiment au schéma d’une transmission à un repreneur héritier. Dans la procédure classique, l’acquéreur suit grossièrement quatre étapes :

  • Prise de connaissance mutuelle avec le cédant
  • Évaluation entreprise de manière globale en tenant compte des éléments financiers, techniques et humains.
  • Négociation
  • Accord, règlement et rachat de société.

Dans le cadre d’une transmission entreprise du père au fils, dans la majorité des cas, l’héritier travaille déjà dans l’entreprise familiale depuis quelques années et par conséquent, n’a pas besoin de la phase un. La seconde étape n’existe pas du tout car le fils n’a souvent pas l’envie, ni le pouvoir et les moyens de réaliser l’évaluation entreprise.
La troisième phase concernant la négociation n’est pas possible entre donateur et donataire surtout lorsqu’il y a des cohéritiers. Et enfin, la dernière étape  est quasiment un sujet tabou entre un père et son fils.

La vente d’entreprise familiale place la notion de « devoir » du fils envers le père au cœur du rachat de société.

Préparer la vente PME pour préparer son avenir

Lorsque le chef d’entreprise connaît depuis longtemps son successeur, il a tendance à laisser traîner les choses. Cependant, un patron de PME est comme un chef d’orchestre dans un ensemble musical : il maîtrise les données et les relations qui assurent la bonne marche de l’entreprise. Que se passe-t-il s’il a un accident, s’il tombe malade ou s’il décède subitement ? Sans préparation, l’homme emporte ses clients, ses fournisseurs et son savoir-faire…
La vraie problématique dans la vente d’entreprise est de prendre conscience de votre rôle social et économique en tant qu’employeur notamment. La pérennité de l’entreprise passe par la préparation à l’acte de cession : le passage de flambeau du père au fils.
La clé est de considérer la transmission entreprise comme un acte de gestion comme un autre, qu’il ne faut pas remettre au lendemain sous prétexte de la complexité de ses règles. Vous pouvez vous faire accompagner par un cabinet de cession d’entreprise ou une agence vente entreprise si vous le souhaitez.
Au moins cinq années sont requises pour mettre en place un bon système de succession incluant la stratégie d’après reprise. Si la durée de la transmission entreprise s’allonge, elle aura des effets désastreux sur l’interne (démobilisation des employés) et sur l’externe (perte de confiance des partenaires).
Le processus de vente d’entreprise du père au fils doit être perçu comme une préoccupation de premier ordre pour rassurer les salariés sur le long terme. Même si le cédant et le repreneur ne s’appuient pas sur les étapes classiques de la cession, il demeure des difficultés fiscales, juridiques et financières à régler au moment de la succession. Ensuite, le poids affectif et psychologique du passage de relais dans un contexte familial, doit être appréhendé avec sérieux et transparence. Et enfin, un fils qui ne maîtrise pas forcément les tenants et aboutissants du statut de dirigeant, et qui a plutôt une vision de spécialiste de son métier, doit être impérativement guidé par l’expérience du père pour assurer la pérennité de l’entreprise familiale.
Délicate et teintée d’affects, la vente d’entreprise avec un repreneur héritier, n’est pas forcément facilitée par la connaissance du métier et de l’entreprise : comme toute transmission, elle doit être le fruit d’un bon dialogue entre le cédant, le repreneur et les salariés pour que la continuité se fasse sans heurt.